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Retour sur les bases du NFT

NFT, monnaie de singe ? : Retour sur les bases du NFT !

Le 19 mai dernier, 5 experts du Web 3 se sont retrouvés lors d’une table ronde au Node, animée par Grégory Pach, pour discuter NFT. Parmi eux, Thomas Schenkels et Laurent Bourgitteau-Guiard étaient présents pour vulgariser et schématiser les explications quant à cet écosystème, sujet de nombreux débats. 

Overview de cet écosystème naissant : définition des termes

L’année 2021 a été une année florissante pour le marché des NFT avec une croissance de 21 350 %. En parallèle à cette forte croissance, on trouve aujourd’hui encore beaucoup de spéculations quant à la définition de ce dernier.

Pour faire simple, un NFT (jeton non fongible - non fungible token) est un titre de propriété. C'est un petit fichier qui ne pourra jamais être supprimé des serveurs, qui dit que l'adresse URL qui pointe sur quelque chose appartient à telle personne. 

Par définition, un NFT est un jeton non fongible. Quelle différence avec un jeton fongible ? C’est simple. Un token fongible est un jeton interchangeable qui peut être supprimé. Un token non fongible, c'est un jeton qui possède un numéro de série, et qui donc ne peut pas être supprimé de la blockchain. Par exemple, si vous avez un bitcoin, c’est exactement le même que celui de votre voisin, ce sont des fichiers identiques, ils sont donc interchangeables. Un NFT, c'est un billet de banque. C'est-à-dire que vous pouvez tous avoir un billet de 20 €, sauf qu'en bas, il y aura un numéro qui fait que ce billet de banque est unique. 

Thomas : “ Personnellement, le NFT qui me touche le plus, c'est ce que je trouve le plus humain dans la NFT, c'est ce qu'on va retrouver sur du NFT communautaire. C'est-à-dire ? Je possède un token qui est relié à une image et qui vous donne accès à une espèce de club service, ou en tout cas à une communauté. Comment on fait ça ? On est authentifié via des protocoles d'authentification, on vérifie que vous ayez bien l'adresse de ce jeton non fongible et on vous permet d'accéder à certaines parties de serveur web ou de discord.”  

La blockchain, c'est un nouvel Internet, c'est le Web 3, c'est un nouveau type de serveur qui repose sur la décentralisation. Elle représente la confiance, puisque tout ce qui est écrit ne peut pas être supprimé, on est certain des transactions. Ça ne dit pas que c'est vrai. Ça dit juste que ce que j'ai écrit à un instant donné ne peut plus être supprimé. C’est un système qui se veut transparent pour l'intégralité des utilisateurs, ce qui va permettre de pouvoir upgrader les serveurs et certifier les informations. 

Où stocker nos NFTs ? 

Aujourd'hui en France, 8 % des Français ont un wallet dans lequel il y a des token. Un wallet est un portefeuille électronique dans lequel vous allez pouvoir gérer et stocker vos crypto-monnaies. 

À la base, la monnaie servait à compenser le prix d'un achat. Le fait d'avoir des monnaies vous permet d'acheter certaines choses. C'est pour ça qu'on a mis en place l'euro, pour que tout le monde puisse acheter avec une monnaie universelle au sein de l’Europe. Mais aujourd'hui, nous assistons avec le NFT à une révolution inverse. Est-ce qu'il n'est pas plus simple d'avoir une monnaie par service qui permet de pouvoir affiner ses achats en fonction d'un service spécifique ? Un wallet va vous permettre d'avoir une multitude de monnaie pour pouvoir acheter une multitude services dans des écosystèmes spécifiques. 

Laurent  : “ 8 % des français ont des crypto actifs, c'est à peu près le même nombre de Français qui avaient internet en 98 et les courbes de croissance d'accès à ces actifs est juste exponentielle. Donc c'est juste un gap qu'on va passer. Rappelez vous pour ceux qui sont aussi vieux que moi, en 1998 / 2000, pour créer un compte mail et le paramétrer, il fallait avoir BAC+12. C'était très compliqué. Aujourd'hui, en deux clics, on crée un compte mail. Ce sera la même chose dans quelques mois, quelques années sur les cryptos. On crée un compte, on ajoute des token, c'est parti et c'est ça qu'il faut comprendre, c'est que c'est un nouveau paradigme qui est en train d'arriver.”

Thomas : “Pour résumer, le Web2, vous vous connectez avec votre compte Google ou Facebook. Le Web 3 vous connecte avec vos wallets, c'est juste ça. En fait, le Web 3 amène un truc dont on a tous rêvé. C'est-à-dire de ne plus avoir à s'embêter avec des mots de passe ou à payer des gestionnaires de mot de passe ou autres. À partir du moment où vous avez un wallet, il est unique. Il n'est qu'à vous et vous permet de pouvoir vous identifier de manière unique à tous les services.”

Déposer un NFT : jusqu'où peut-on aller ?  

À la question “Mon coiffeur peut-il déposer ma coiffure en NFT ?”, la réponse est oui. Comment ? Aussi facilement que votre coiffeur peut prendre une photo et la poster sur Facebook. Vous pouvez minter (copier quelque chose en utilisant une blockchain pour prouver son droit de propriété) n'importe quoi sur la blockchain. 

Thomas : “Dans un NFT, vous n'avez que deux infos. Le propriétaire et le lien vers la propriété. Donc si on change le lien, on change le contenu qu'il y a dans le lien du NFT. Au lieu de retrouver une photo de ta coiffure, vous allez retrouver une photo d’un chat qui pète.”

Récemment, le marché de l’art a explosé grâce aux NFTs. Pouvons-nous pour autant affirmer que le NFT se réduit uniquement au secteur de l’art ? 

L'art a été le premier usecase du NFT, c'est ce qui a prouvé sa légitimité. Il ne faut pour autant pas oublier la définition même du NFT, qui est une preuve de propriété. Il y a un champ incommensurable qu'on ne connaît même pas aujourd'hui d'applications possibles. En voici des exemples, hors le secteur de l’art : 

Laurent :  “Si on prend le cas de Cdiscount, ils ont trouvé un nouvel usage au NFT (rappelez-vous qu'un fichier non modifiable permet d'associer un propriétaire à une URL). À chaque fois qu'ils émettent un colis, ils fabriquent un NFT. Ce NFT change de propriétaire à chaque fois que le colis passe d'un prestataire à un autre. Ce qui permet, lorsqu'il y a un litige, de pouvoir prouver d'une manière incontestable qu’à l'instant t., le propriétaire du NFT de ce colis était une telle personne. Il n’y a donc plus à discuter de qui en faute lorsqu'il y a un litige. 

Autre exemple : lorsque vous avez un diplôme, c'est super, lorsque vous l'avez pas, c'est moins bien perçu. Sauf que même si vous n'avez pas de diplôme, vous êtes peut être super bon dans tout un tas de compétences. Aujourd'hui, moi, je travaille avec Galileo pour arriver à certifier les compétences de manière certaine par le tiers de confiance qui est le campus, pour pouvoir dire que tel ou tel étudiant est certifié dans telle matière, même s'il n'a pas le diplôme. On va pouvoir arriver à définir chaque personne en fonction de ses compétences et non pas en fonction d'un diplôme.” 

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